Une histoire peut être racontée non par un narrateur omniscient, mais vécue par plusieurs personnages qui s'expriment tour à tour.
Cela offre l'avantage de ne pas être enfermé dans une seule vision, une seule subjectivité, mais au contraire de varier les points de vue.
Comment faire?
On peut raconter à la hauteur du personnage, et s'exprimer à la troisième personne quasiment comme on s'exprimerait à la première personne. Cela s'appelle "Le courant de conscience".
L'avantage par rapport à un texte à la première personne? On sort facilement du courant de conscience du premier personnage, pour nous promener dans la tête d'un second personnage, puis d'un troisième. Il suffit de marquer le changement par l'usage du prénom; un truc pour montrer qui pense, c'est aussi d'émettre un avis ("Mélanie se disait que Pierre était intelligent, mais trop compliqué"). Un autre truc: rentrer dans la sensation de votre nouveau personnage ("Pierre avait mal au coeur, soudain. Trop de virages.")

Vous pouvez aussi décider d'orchestrer plusieurs textes tous écrits à la première personne, mais par des personnages différents. Là encore, bien marquer qui parle.