Sur des peintures de Carole

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Le landau d’enfant a la taille d’un corps.

 

Il avance,

pas et rythme de cœur mêlés,

bras et rebords rebondis confondus,

visages et roues rouges du même arc-en-ciel de la rue…

 

Et le ciel tourne au-dessus des yeux

et le monde joue

avec les gestes majestueux d’un bébé

qui contemple ses menottes.

Carole

 





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 Le bleu est dans ma tête,

montagne orange,

et sous mes pieds grandit.

 

Il grandit telle une flamme,

évidence de désordre cosmique.

 

Oh corps à corps gitan

de mon âme-gîtée.

 

Le bleu est dans ma tête,

montagne orange

le long de laquelle

rouler ma fatigue

 

jusqu’à en faire une comète

de désir.

 Carole

 
Arlequin, pantin de tissu élastique, cache sa tristesse derrière les couleurs vives de son costume.

Qui, d’un baiser, le transformera ?

Nicole


Danse, dans sur la flamme d’un berceau, femme impudique. Loin du foyer de la raison, le repos des oiseaux présage ton inconscience. Comme toi, après l’orage des amants, ils s’égarent dans le labyrinthe du couchant. La séparation est cruelle mais le mystère reste entier de ce penchant de la nature vers la démesure des élans amoureux. Crissent les vents, hurle la terre, se hérissent les fruits. Va, femme impudique. Sombre est ta destinée.
Thérèse Françoise



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Devenir arbre,

de l’arbre la stature,

des branches le voile,

la voile, la ramure / mature / déchirure

Je suis un arbre déchiré

une femme en exil,

et pourtant je suis

le comment-

 cement d’un

 monde.

Carole