#Amazonie Soeurs

Douce gourmandise
Il faut l'éplucher, la sucer
Graine de cacao

"Prenez un poulet, du riz, du café, du sucre... et des bonbons pour les enfants." C’est sur ces conseils que l'on s’est rendu à Maria-Ribeira. D’abord, la pirogue n’a pas démarré malgré tous les efforts d’Aguinal. Il a alors sorti la sienne. Enfin son bateau, sa fierté, avec le moteur au centre de l’embarcation, la barre à l'avant et des sièges rouges en mousse. Au bout d’une heure à remonter l’Amazone, on s’engouffre dans un petit cours d'eau sur la gauche. On croise plusieurs habitations, d'autres bateaux et quelques obstacles dont un immense tronc couché en travers de la rivière. C’en est presque un soulagement car on est complètement cassés, les jambes engourdies, le dos bloqué et les tympans bourdonnants.

Enfin arrivés à Maria-Ribeira, nous sommes accueillis dans une grande maison où chacun est en train de déjeuner. Lorsqu’on entre dans une maison, si les personnes présentes sont en train de manger, il faut se joindre à eux, peu importe l'heure. Nous leur donnons le poulet, le riz, le café et le sucre. Et c’est alors que les femmes se mettent aussitôt à cuisiner. C’est ainsi, ils mangent au fur et à mesure que la nourriture arrive. Plus tard dans la journée, il y aura une orgie d’oranges et puis l'un des fils ramènera du poisson, et ainsi de suite.

Aguinal nous fait visiter le village, moi l'appareil photo à la main, Julie son sac de bonbons tendu. Lorsqu’on découvre enfin les enfants, ils sont réunis autour d'un caméléon qu’ils sont en train de charcuter et dont ils vont bien vite se détourner... l’appel des bonbons. Avant de partir, on vide nos poches pour le plus grand bonheur des deux petites filles qui gambadaient dans la maison.

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