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Bonjour !
Je m'appelle Carole Menahem-Lilin Je suis auteure et écrivain public. J'écris et j'anime des ateliers d'écriture, à Montpellier (dans l'Hérault).
Ces ateliers peuvent être collectifs ou individuels. N'hésitez pas à venir faire un atelier d'essai si vous êtes intéressé. Je propose aussi des prestations de conseil littéraire, et de rédaction ou finalisation de biographies.
Ce blog est réservé au travail fait durant les ateliers d'écriture, et fonctionne un peu comme une revue, avec la publication d'un à sept textes par semaine. Ces textes ont été auparavant revus avec les auteurs. La proposition d'écriture qui a été à leur origine est résumée en haut de page.
Vous pouvez à tout moment retrouver ces textes :
Textes par auteurs : Pour connaître tous les textes qu'un participant a publié sur ce blog, cliquez sur son nom dans le menu déroulant "Les auteurs". (Comme nous sommes nombreux, ne figurent dans le menu que les participants actuels. Vous pouvez retrouver la liste des textes des autres en vous rendant, dans les archives, à la date du 18 février 2007)
Textes par thèmes: Regroupés dans le menu déroulant "Thèmes", sont proposés des propositions d'écriture et les textes qui en ont découlé, textes des participants des ateliers, co-auteurs de ce blog.
Archives : Vous pouvez y dérouler les textes par mois.
Lettre mensuelle: si vous souhaitez être tenus au courant , mois par mois, des textes publiés sur ce blog, par un courriel récapitulatif (qui vous parviendra de la part de la secrétaire de l'association, Chris)
pour me contacter : carole.lilin@free.fr ou 06 84 01 48 57
Commentaires
Félicitations aux participants des ateliers d'écriture pour leurs textes originaux et merci à Carole pour avoir initié toute cette créativité.
tout cela me donne envie de vous rejoindre
bonjour, je viens de m'installer à sète définitivement et je recherche un atelier d'écriture dans la poursuite de celui que je fréquentais en région parisienne.
je me propose de venir vous rencontrer ce prochain mardi 2 mars; est ce possible?
bien à vous
Laurence
Bonjour,
Je souhaiterai venir au cours de pratique d'écriture lundi 10 mai à 18h45 et suivre le dernier trimestre.
Je viendrai ce lundi vous rencontrer.
A bienôt.
Caroline
dans les temps
La première fois que je t’ai vu, je devais avoir 14 ou 15 ans quelque chose comme ça, mon père conduisait la R18 break, toute la famille était bien rangée dedans, ma mère devant à côté de mon père, ma sœur, mon frère et moi derrière.
J’entends encore la voix de mon père qui nous disait : « regarder les enfants, le nouveau quartier Antigone construit par le célèbre architecte Ricardo Bofill…
Et je t’ai vu, surgissant sous le beau soleil Aoûtien, tu brillais comme un sou neuf et te pavanais dérobant tes belles courbes en veux-tu en voilà, une vraie star hollywoodienne, rien à voir avec la fameuse Antigone dont tu as subtilisé le nom.
Enfin, moi je ne l’ai jamais vu comme ça…
Le souvenir que j’en ai ?
Un souvenir fort, d’une jeune fille fragile, plus enfant que femme, absolue, entière, sans compromis, sobre, un sans faute parfait, un personnage dessiné d’un seul coup de crayon, d’un seul geste, un peu comme un cri, pointu, unique, seule, tout le contraire de toi mon beau quartier…
Oui parce que il faut que je vous dise…
Depuis, je suis venue habiter le quartier et si tout se passe comme prévu, je fêterai mes 41 ans cet été, je peux même vous le dire, ce sera le 20 août.
Et oui ma pauvre Antigone éternellement jeune, fauchée par un destin tranchant dans tes vertes années, tu ne connaîtras jamais la crise du milieu de la vie alors que moi je patauge dedans plein pot…
Mais revenons à notre ami, mon quartier Antigone qui est tout ton contraire et pourtant…
Tout ton contraire, oui et non parce que tu partages avec elle ce mélange d’élan massif et de fragilité.
Elle, Antigone, la gosse fragile, animée par les forces sombres d’un destin puissant et toi mon quartier massif, imposant, limite un peu lourdingue avec ton hôtel de région « style je me la pette » et puis cachée derrière la gloriole, tu collectionnes les vides, les espaces libres, le rien, le fragile, l’inexistant…
Et là, dans ces creux de gruyère, je t’adore mon quartier, c’est là que commence ton existence, quand tu te laisse remplir :
de ces éclats de corps d’enfants jouant dans l’humeur de tes jets d’eau cyclotimiques,
de ces vieux qui ensembles s’entraînent à réchauffer tes bancs de pierre pour repousser tes hivers fragiles,
de cette curieuse petite dame, solidement bâtie au crâne semé de petites pousses éparses où trône toujours un ruban de couleur comme ceux qu’on trouve sur les cocottes en chocolat à Pâques,
et de moi parfois, quand je déambule, quand je te traverse…
Alors, quand je prends ma place dans tes courbes généreuses, je laisse une trace, la mienne, c’est ce qui te rend plus humain, un peu homme, un peu femme, un peu chacun des visages qui te traverse.
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