Merci Aline, pour ce ressenti sur l'atelier. J'ai eu, en le lisant, les larmes aux yeux de plaisir. Au 3e trimestre, nombreux sont les participants amenés à voyager, mais nous restons proches par la pensée. Carole

Bonjour,

Tous les lundis Atelier d'écriture. Carole arrive, ouvre les stores met les tables et chacun retrouve sa place.
Carole est pétillante, son rire est joyeux, elle aime s'habiller de couleurs vives, son regard est tolérant, franc et direct.

Nous sommes donc chacune à notre place et au fil des lundis, nous nous connaissons et reconnaissons dans le partage de nos écrits.
Carole nous donne des pistes de réflexions, des conseils, des encouragements. C'est toujours stimulant de réussir à̀ écrire quelques lignes, quelques pages qui pourront être retravaillées chez soi et parfois se poursuivre jusqu'à̀ l'aboutissement d'un livre.

Les pistes d'écriture débrident l'imagination, affinent le sens de l'écriture, le choix du mot ou de de la phrase juste. Elles obligent à̀ sortir de soi et d'avancer.

Chacun a son style. Le style précis, concis ou celui plus fleuve, plus riche, celui empli de poésie, parfois d'émotion lorsque le sujet touche personnellement l'apprenti écrivain. J'en oublie l'essentiel, le plaisir quasi nécessité́ pour participer. Ce n'est jamais neutre d'écrire!

Lorsque le sujet est posé, J'aime ce moment où chacun s'isole, le calme s'installe et ça tape sur l'ordinateur ou bien le stylo noircit la page blanche.
Le corps se refroidit, les joues rosissent sous l'effet de l'attention, de la réflexion. Seul s'entend le bruit de l'emballage de biscuit ou de la bouteille d'eau bue au goulot, le bourdonnement de la minuterie éclairant les toilettes. Après l'écriture, vient le moment de se relire, de corriger l'ensemble comme si le texte devenait extérieur à soi-même comme si l'écrit prenait sa liberté́, son indépendance. Cela passe aussi par le « recopiage » pour ne pas se perdre dans les ratures, changer un mot, une phrase. Bientôt, il sera partagé, révèlé aux autres. Les commentaires seront aimables, silencieux. Ils reprennent souvent l'idée, la pertinence, l'originalité́, l’émotion qu'il a suscitée.

Dans ce quartier si particulier portant le magnifique et tragique nom d’Antigone, on range la salle, on se dit au-revoir. Chacun reprend son quotidien, son vélo, le Tram ou bien le TER ou le Pedibus.
Merci Carole, merci à̀ vous tous et toutes participant à cet atelier et pour tout ce que l'on partage.

En espérant vous revoir à la rentrée Je vous embrasse.
Aline