12 novembre 2008

Textes de Sarah (13 ans)

Les larmes d’acier Bientôt minuit. Bref, il fallait en conclure que Marisa n’avait pas pu me rejoindre pour notre escapade nocturne. Deux conclusions me venaient à l’esprit : soit Marisa avait eu la flemme de venir et dormait profondément, soit elle s’était fait prendre par ses parents. Tant pis, il était désormais trop tard pour rebrousser chemin. Alors je continuai de marcher pour me reposer au bord du seul ruisseau qui, malgré la chaleur, n’avait pas encore séché. Quand enfin j’y arrivai, j’enlevai mes sandales pour me... [Lire la suite]
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12 novembre 2008

Je n’aurais sans doute pas dû…, par Laurence

Je n’aurais sans doute pas dû jeter le bébé avec l’eau du bain. Tout d’abord, ce bébé n’était pas le mien et je sens que les ennuis vont commencer à poindre avec des « Oh ! Quoi ! Prendre mon bébé et le jeter avec l’eau du bain qui plus est ! » D’abord, un bébé appartient-il à quelqu’un ? Non, bien évidemment, il en est certes l’émanation mais pas la propriété. On peut dire : « c’est ma voiture » -je l’ai achetée- mais « mon bébé », ça n’a pas de sens. Les bébés n’appartiennent qu’à eux seuls, quand bien même il leur faut un sérieux... [Lire la suite]
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11 novembre 2008

Pourquoi Aorica?, par Mireille

Pourquoi, de ce livre « les deux frères », c’est Aorica la narratrice ? Et non pas, tout simplement, J’ai la mémoire qui flanche…Je ne me souviens plus très bien… Mon cerveau n’a jamais commandé. Par mes mains seulement je me suis laissée guider. La première fois que, sur la feuille vierge, Mes doigts ont fait glisser le crayon à papier, C’était, je crois, sur la grève, à l’est de la falaise pourpre, Et je contemplais dans la mer, au bout du Cap, ces deux... [Lire la suite]
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10 novembre 2008

Dans un coin de ma tête, il y a Toi... par Carole Menahem-Lilin

Dans un coin de ma tête… Mais non, pourquoi « dans un coin » ? Au centre de ma tête, à la place d’honneur, il y a toi. Tu es comme une statue sur un piédestal. Tu es comme une façade aux fenêtres noires, et qui pourtant regarde. Tu es un enfant sans bouche, mais qui pleure. Tu es une fontaine à laquelle je ne peux boire. Tu es l’homme dont je ne caresserai jamais la poitrine, et dont pourtant je sens, dans mes paumes, le battement du cœur. Oui, depuis mon enfance je connais le battement de ton cœur et qu’il est difficile, partagé... [Lire la suite]
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30 octobre 2008

le premier sentiment d'amour d'Aorica, par Mireille

Le premier sentiment d’amour pour ses parentsdans la vie d'Aorica Aorica a quatre ans, Alors si elle pleure, elle pleure des larmes d’acier. Tout à l’intérieur, elle découpe  au mortier, Pas des images, mais des sons, Ou bien des mots pour décrire en elle ce qui est invisible. Ils déchirent une toile blanche dans laquelle ils taillent Des lambeaux de mémoire profonde, Celle des bombardements sur sa maman à Athènes, Le jour de sa naissance, Et puis sur sa maison à Bucarest, Quand dans son... [Lire la suite]
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29 octobre 2008

Et si l'on partait?

<!-- @page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } P { margin-bottom: 0.21cm } --> Et si L'on partait?     Tu vis à côté de moi. Si manger, boire et dormir, tu appelles cela: "vivre", pour moi, c'est seulement: « exister ». Jamais tu ne m'as proposé de partir. Paris m'indispose, la ville me pèse, le XIVème est triste, la rue est poisseuse. J'étouffe sous un ciel éternellement lourd, bas et brumeux. J'ai besoin d'évasion. Je veux... [Lire la suite]

24 octobre 2008

Diamant sous la cendre.

<!-- @page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } P { margin-bottom: 0.21cm } --> diamant sous la cendre.   « Moins on parle des maux de la vie, mieux ça vaut » Oscar Wilde                                                          ... [Lire la suite]
10 juillet 2008

Une agrafe déprimait, par Régine Vivien

Une agrafe déprimait. Elle attendait patiemment dans le tiroir, dans son habitation  « la boite bleue » collée à quarante neuf autres agrafes. Elle était à l’abri bien douillettement. Elle n’avait pas froid, pas chaud. Mais son inactivité lui pesait, le jour aussi lui manquait. Par ailleurs elle en avait assez d’être collée aux autres. C’était une agrafe indépendante.                      Dans un coin de sa tête elle imaginait l’eau qui coulait, le vert de... [Lire la suite]
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21 novembre 2007

L'affiche, par Valérie

Songez-vous au suicide ? Pas de panique, vous n’êtes pas seul.   Voilà ce qui et écrit sur l’affiche collée au mur du bureau du psy de garde de l’hôpital psychiatrique.   Je n’avais pas voulu me suicider. Mais, en tentant d’apprendre à manipuler l’arme que je venais d’acquérir, le coup était parti tout seul. Comment pouvais-je savoir que le cran de sécurité n’était pas enclenché ? Je n’y connais rien aux armes. Franchement, je me vois mal expliquer qu’en fait je veux tuer quelqu’un.   Sérieux ! Me tuer pour un... [Lire la suite]
12 mars 2007

Même si , Même quand

Même si… Même quand…       Même si je vous parais folle,   Avec mon pantalon gavroche   Et mes pieds aiguisés,   Avec mes cheveux en brosse   Et mon col relevé,   Avec mon rire gauche,   Mes épaules fermées,   C’est pas drôle,   Mais je vous aime.     Même quand je vous parais noire,   Grave,   Hérissée de piments,   Que mon cri s’évapore   Comme le saxophone,   Je m’assieds dans le vide,   Et je suis... [Lire la suite]