21 octobre 2015

Et gais rossignols, et merles moqueurs… par Louis Portejoie

  Piste d'écriture: en s'inspirant d'une photo de Jakob Tuggener, ancrer l’expérience, grâce à des détails qui vont amener le lecteur dans la sphère intime, physique, du personnage. Louis nous emmène en 1936...    Georges Ravier lance  brutalement la gigantesque roue dentelée qui entraine une série de courroies, associées à d'autres roues dentelées qui se déclinent en démultiplications à l'infini, dans un vacarme assourdissant de ferraille, de moteurs, de déclics, de cris métalliques, de jaillissements, de... [Lire la suite]
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21 octobre 2015

Assis au bord du matin qui passe...

Nereidi 9. Assis au bord du matin qui passe....    « La Symphonie n°6 en ré « Le Matin », possède les couleurs les plus vives. Les six premières mesures en crescendo de son introduction adagio évoquent irrésistiblement un lever de soleil. Suit un allegro à ¾ au thème principal exposé par la flûte à découvert. Après quatre mesures, le relais est pris par les deux hautbois, et au bout de quatre nouvelles mesures, par tout l'orchestre. » ( « Joseph Haydn », par Marc Vignal, p. 832,... [Lire la suite]
20 octobre 2015

Tout un programme, par Agnès

Texte écrit à partir des mots figurant dans le livret de présentation de l’exposition des photos de Jakob Tuggener (Pavillon populaire de Montpellier) Sans raconter les années, accueillir la vision d’un monde où la légèreté croise le sombre et l’effort… Emportant dans les méandres de l’histoire tous les témoignages recueillis, accueillir la subjectivité… Accueillir le magnifique. Convier aux découvertes remarquables, intemporelles… Collaborer et soutenir. Affirmer la véritable ambition : inviter à investir l’écrin de la... [Lire la suite]
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19 octobre 2015

Betty, par Coré

  Piste d'écriture: en s'inspirant d'une photo de Jakob Tuggener, ancrer l’expérience, grâce à des détails qui vont amener le lecteur dans la sphère intime, physique, du personnage. Coré nous narre son histoire en conteuse... Dans la vie il y a toujours au moins deux possibilités : courir ou marcher, se présenter de face ou de dos, être à l’heure ou en retard…Betty court contre le temps, de dos, sans se poser de question. Droit devant elle il y a une ligne imaginaire : un fil tendu sur lequel elle se tient en... [Lire la suite]
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18 octobre 2015

Perdu la montre de mon grand-père, II: Reine, par Carole Menahem-Lilin

On avait quitté Mat mélancolique d'avoir perdu la montre prêtée par son grand-père. L'épisode 2 nous fait découvrir un nouveau personnage, Reine. II. Reine L’annonce lui faisait face. On pourrait même dire qu’elle la regardait dans les yeux, et lui faisait reproche. À chaque fois qu’elle passait là depuis quinze jours (et c’était souvent, car elle travaillait au-dessus de la piscine), Reine baissait la tête. Et ça n’allait pas du tout, parce que comme son prénom l’indiquait, Reine était loyale, tout autant qu’orgueilleuse.... [Lire la suite]
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17 octobre 2015

Mon grand-père cet inconnu, par Coré

  Piste d'écriture: une montre de marque Eterna. Une méditation poétique...  Mon grand-père cet inconnu. Retour de sa présence dans l’absence.  Le temps s’écrit. Il devient expérience  : une trace-racine.  Physiquement je ne l’ai jamais rencontré, il est décédé alors que ma mère était encore une enfant. Transparence du monde endormi… De façon inexplicable je me suis toujours sentie proche de lui. Sa montre est devenue un temps silencieux qui se transmet, créant un équilibre invisible qui traverse la... [Lire la suite]
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16 octobre 2015

Qu’est ce qui fait courir Berti ? par Lea Walsh

  Piste d'écriture: en s'inspirant d'une photo de Jakob Tuggener (affiche de l'exposition du Pavillon populaire de Montpellier), ancrer l’expérience, grâce à des détails qui vont amener le lecteur dans la sphère intime, physique, du personnage. Lea suit l'atelier par correspondance, j'ai beaucoup apprécié son texte et lui ai demandé de me le confier pour le blog. Carole  Je n’étais pas en retard. Ce n’est pas vrai. Je ne courais pas parce que j’étais en retard. C’est ce que tout le monde a cru parce qu’ils ne voyaient... [Lire la suite]
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14 octobre 2015

L'improbabilité d'une île, par Jean-Claude Boyrie

Nereidi 3 L'improbabilité d'une île. (extrait du journal de Philippe Ducros)   « Minuit. Le cerveau rit et fleurit. Ulysse, au pied du poirier noir, au clair de lune, lentement, attire les esprits et leur distribue de la chair. «La mystérieuse fileuse se met à tisser dans le ciel, les spectres se glissent dans le filet de la lune pâle, leurs yeux clairs sont des fleurs de la nuit bleutée ; les Néréides chevauchent les mille vagues et tout le rivage extasié rit et soupire. » Nikos Kazantzaki, L'Oyssée, Chant... [Lire la suite]
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14 octobre 2015

Il était un petit navire, par Jean-Claude Boyrie

Nereidi 4 Il était un petit navire. « La Calypso est une goélette longue de vingt quatre mètres, juste ce qu'il faut : pas trop long pour les ports serrés, suffisamment pour affronter la houle en cas de gros temps. Elle entre dans la catégorie des « sixty-forties ». C'est un navire largement toilé qui remonte bien quand on a le vent dans le nez. Si le vent forcit, on peut facilement réduire la voilure jusqu'à l'affaler en cas de coup de tabac. Le moteur d'appoint pousse à six-huit noeuds. On y recourt lorsqu'on... [Lire la suite]
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06 octobre 2015

Alkistis est arrivée en retard, par Jean-Claude Boyrie

Nereidi 5  Alkistis est arrivée en retard.     « La maison qui est la mienne jamais ne s'est refermée aux hôtes et ne leur a refusé des égards ». (Euripide, Alceste, v. 566-567)   [ Extrait du journal de Phil. ] Chora, ce 12 juillet, « C'est l'Éros ! C'est l'Éros ! » Le mugissement de la sirène trouble un temps la quiétude du port. Même à cette saison, on n'y voit pas beaucoup de monde passer. À peine dix heures du matin, et l'on se croit en plein midi. Vue du large, cette île... [Lire la suite]