02 novembre 2014

Le petit cheval indocile, par Jean-Claude Boyrie

L'Hippocampe 6 Le petit cheval indocile.   « Les enfants, quand ils sont petits, on voudrait qu'ils soient déjà grands et lorsqu'ils ont grandi, on les voit encore petits. » Marcello Mastroianni dans « Ils vont tous bien », comédie dramatique de Giuseppe Tomatore, 1990.  Torroella, 30 juin, juste avant midi. La sonnerie du portable retentit. Un prénom s'affiche à l'écran : Olivier. Milou bondit sur l'appareil  : « Oui, mon chaton... »   - Évite de m'appeler toujours... [Lire la suite]
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02 novembre 2014

Hare Krishna, par Jean-Claude Boyrie

L'Hippocampe 7   Hare Krishna   « Sri Krishna, Personne suprême, révèle en son coeur la Connaissance absolue à Brahma, le premier Être créé. » (invocation hindouiste)   e coup de bourdon.... Après ma (trop) courte conversation avec Olivier, je sais qu'il n'y aura pas d'autre appel.Mon fils n'apprécie guère le raga, qu'il juge une musique savante et ennuyeuse. Et moi, j'aime cette harmonie affinée et porteuse de rêve. Elle remonte à la nuit des temps, puise dans un héritage merveilleux, se... [Lire la suite]
02 novembre 2014

Rêve de rave, par Jean-Claude Boyrie

L'Hippocampe 8. êve de rave. « Ceci n'est pas une pipe » (René Magritte) Première bouffée : luis Llobet, l'ex commissaire de Castell Rossello, fait grise mine. Il s'est levé, comme on dit, « du mauvais pied ». Meilleur moyen d'affronter des souvenirs dérangeants : bourrer le fourneau de sa pipe et craquer une allumette. Sa femme Carmen, qui se trouve à ses côtés proteste : « Tu vas empester la pièce et tu sais bien que je ne supporte pas l'odeur du tabac. Ne m'avais-tu promis d'arrêterer de... [Lire la suite]
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15 octobre 2014

Superlune, par Jean-Claude Boyrie

L'Hippocampe 5 Superlune. « Contre le vent, entre le sable et la mer, dans le parfum du romarin et du sel » (Joë Bousquet) L'Estagnol, un 10 août pas tout-à-fait comme les autre. En ce moment, il doit être vingt heures ou pas loin. Le soleil se couche sur les Corbières. Tel un ballon rouge échoué sur cette crête, il n'en finit pas de dégonfler, je le vois progressivement s'aplatir, lancer avant de disparaître un ultime trait. Sa lueur ardente embrase le versant complanté d'oliviers. Un reste de brise berce leurs... [Lire la suite]
13 octobre 2014

Arg'île et argeliers, par Jean-Claude Boyrie

L'Hippocampe 4. Arg'île et argeliers. « Un ciel immense avec d'énormes nuées blanches et nacrées... » Colette Richarme, Invitation à la mer, 1963, éd. Jeanne Laffitte. Sur le carnet de Milou, lundi 30 juin. Aujourd'hui, reconnaissance du site avec Raphaël Escudié. Sur le terrain, mon associé (je l'appelle Raph' pour faire bref, nous ne tardons pas à nous tutoyer), ne peut faire trois pas sans son G.P.S. - Nul besoin de cet outil pour me repérer au Cagarell, tant j'ai ce lieu présent dans ma tête. Il a beaucoup... [Lire la suite]
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10 octobre 2014

L'abstruse intruse, par Jean-Claude Boyrie

L'Hippocampe 3. L'abstruse intruse. « L'homme est incapable de choix et il agit toujours cédant à la tentation la plus forte » (André Gide)    Deux semaines plus tôt, quartier Sant-Vicens :  Raphaël Escudié, architecte D.P.LG. vient de se colleter grave avec le promoteur Anatole Venduvent, son habituelle tête de Turc, qui lui sert de « punching ball » lorsqu'il est à cran... L'assistante lui glisse en sourdine : « Sois plus cool. Évite de prendre pour cible un aussi gros client... ... [Lire la suite]
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03 octobre 2014

Les Sept-Îles, par Jean-Claude Boyrie

Hippocampe 2. Les Sept Îles. [ Laurent Dutilleul, ancien chef d'Élodie, aujourd'hui directeur du Parc naturel marin de Blanda (voir note in fine), assiste au coucher du soleil sur les Sept Îles. Le chiffre sept est symbole d'élévation d'esprit et de connaissance, mais aussi de solitude et de renoncement. En ce lieu, l'homme communie avec la nature et l'eau, mais c'est aussi la frontière invisible entre la vie et la mort. Ce paysage désolé le conduit à revenir sur sa relation passée avec l'héroïne du récit. ] « Aucune île... [Lire la suite]
25 septembre 2014

Élodie a dit... par Jean-Claude Boyrie

« L'Hippocampe » 1. Élodie a dit...  Torroella, 24 juin 2014.      Sept heures du mat'. Ils sont déjà loin, les feux de la Saint Jean et autres réjouissances qui marquent le solstice d'été. Passée cette échéance, imperceptiblement les jours commencent à raccourcir. Il en est de même de ma vie. J'en atteins le mitan, j'allais dire la mi-temps ; une occasion de m'examiner en toute nudité, face à la glace. Celle-ci me renvoie un reflet sans concession. Ce léger empâtement au niveau de la taille et... [Lire la suite]
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22 juillet 2014

Pâris des bois IX (fin), par Corinne Français

  Pâris a entendu la bécane du facteur et ses hoquets désemparés au  passage des bois d’eau. Il l’a pisté à l’oreille, en sioux avisé, reconnu les soubresauts de l’engin, soumis aux multiples pièges du chemin. Et il s’attend désormais à voir débouler, d’un instant à l’autre, le canari de la poste. Il ne se passe pas grand-chose d’intéressant depuis le départ de Kojirô et l’arrivée du facteur est une de ses seules attractions du moment. Pâris, perdu dans ses pensées, s’est laissé distraire et le scooter jaillit de la... [Lire la suite]
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21 juillet 2014

Pâris des bois VIII, par Corinne Français

C’est une forêt de gratte-ciel  qui bouche l’horizon. À perte de vue, des buildings en rangs serrés. Un bataillon compact de bureau aux angles durs. La lumière du jour se reflète sur les prismes de cet immense miroir formés par les façades vitrées. Lui, se tient devant l’entrée froide d’une des tours. Il est engoncé dans un costume noir qui l’étouffe ostensiblement. Il tente de desserrer sa  cravate mais n’obtient aucun résultat. Celle-ci se referme inexorablement sur son cou. Le ciel disparaît ; les immeubles prennent... [Lire la suite]
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