Ecrire à partir d'une photo, ou d'une reproduction de tableau.
21 mars 2018

Comment j'ai pris à partie le Président des Étas-Unis, par Jean-Claude Boyrie

  Ce 14 février, voilà une date que je ne l’oublierai jamais. En France, où j’ai vécu quelque temps, les amoureux fêtent la Saint-Valentin. Ce jour-là, pour moi, tout a basculé. Rien n’indiquait pourtant, quand le réveil a sonné, qu’un malheur se préparait (1). Lorsque je me suis levée, il faisait un temps gris : ni beau, ni mauvais, ni chaud, ni froid. Ouvrant mes volets, j’eus sous les yeux le paysage habituel, plutôt morne, du campus : pelouses tondues ras séparant des bâtiments sans relief. Je consultai mon agenda... [Lire la suite]
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01 mars 2018

Nocturne, par Florence Valat

Piste d'écriture: Le tour des mondes, d'Hervé Di Rosa Dans mille et une nuit Je suis. Dans mille et une nuit. Dont je ne peux m’extirper Sous la chaleur des années qui gouttent, projetant une à une les éclaboussures du temps. Une tache solaire, Une tache d’araignée, la toile trop bien cirée de sa colle mauvaise, un sirop âpre et affreux, une entité gluante. Un désir fort en bouche qui jamais ne s’enchante.   La peur. Qui sort de son tombeau, puis qui rampe, funèbre. Bientôt se visseront sur son noir... [Lire la suite]
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09 février 2018

Margaret infirmière, par Paul Barry

Propos liminaire Marguerit Buber-Neumann n'a jamais été infirmière. Je ne connaissais d'ailleurs absolument pas sa vie avant que Carole nous  mette cette photo de Denis Roche sous les yeux, à l'occasion d'une expo sur ce photographe au Pavillon Populaire sur l'Esplanade, à Montpellier.  J'ai écrit ce court récit d'après ce que m'inspirait ce portrait . Certains faits semblent coïncider,  d'autres pas du tout. Tout dans ce texte est pure fiction. Une force de résistance aux épreuves et aux souffrances liée à une... [Lire la suite]
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09 novembre 2017

Au-delà du seuil, par Jean-Claude Boyrie

FRANCÈSE  0  Au-delà du seuil.   Comme eût dit le regretté Monsieur de La Palisse, un quart d'heure après mon trépas, je n'étais plus en vie. Et pourtant, la vie, oui… je l'ai trop aimée, avant de rejoindre le séjour des ombres, pour ne pas redouter l'instant de la quitter. Bien à tort, d'ailleurs : franchir le seuil n'est point si malaisé. La mort… la représentation qu'on s'en fait est trompeuse. Elle n'épouvante que ceux qui s'en approchent. Il faut être passé de l'autre côté pour comprendre que ce n'est... [Lire la suite]
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04 novembre 2017

La main, par Jean Barraud

Inspiré d'un thème: le seuil, et d'une photo de Ralph Gibson.   Lorsque tu arriveras devant la porte, il se peut qu'un effroi te saisisse. Non pas face au mystère de ce qui pourrait t'attendre au-delà. Car de mystère en apparence point, ou en tout cas rien qui soit de nature à susciter l'effroi. La porte sera entrebâillée et de l'ouverture jaillira une lumière telle que seul un soleil éclatant peut en être la source. Une lumière propre à rasséréner. « Ah, te diras-tu, après cette course aveugle, la lumière,... [Lire la suite]
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03 octobre 2017

Baiser volé, par Sylvie Albert

Piste d’écriture : écrire un texte à partir de photos d’Ed Van der Elsken JP n’a pas eu d’autre choix que de me faire taire. Et tout ce qu’il a trouvé pour cela, c’est de me prendre brutalement dans ses bras et de m’embrasser. Il a sans doute pensé que cela pouvait sembler naturel, voire passionné. Ce que cela aurait pu être dans d’autres circonstances. Mais là, pour tout observateur un tant soit peu attentif, les doigts crispés sur mon épaule et la main serrée sur ma mâchoire à m’en faire mal criaient la vérité : il... [Lire la suite]
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30 septembre 2017

Jumelles, par Florence Chaudoreille

Piste d'écriture: se laisser inspirer par une des photos de Ed van der Elsken, tirées de l'exposition La vie folle   Deux sœurs, deux jumelles à n’en pas douter. Impression d’intimité dérangeante, et sentiment que ce n’est pas une situation de tout repos. L’une est plus ronde, plus introvertie, plus inquiète, cheveux longs. L’autre semble plus effrontée, plus dans la légèreté, cheveux mi-longs. Toujours se coltiner un être en double, ce n’est pas rien. Aucune des deux ne se retrouve jamais seule. Mais c’est bien... [Lire la suite]
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01 mars 2017

La terrasse, par Jean-Claude Boyrie

Déluge 17 Sophie. La terrasse.      Tout le monde à Marseille, ou presque, connaît le vallon des Auffes, ce minuscule port de pêche où l'on amarre les « pointus » (1), cerné de cabanons qui s'étagent à flanc de coteau. C'est un havre de paix, vrai coin de paradis enchâssé dans la ville. De la terrasse du « Gyptis », on profite du moindre rayon de soleil. Les consommateurs assistent gratos au va-et-vient des barquettes multicolores. C'est l'endroit idéal pour tchatcher en sirotant son apéro.... [Lire la suite]
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25 novembre 2016

Tortillard pour l'Eldorado, par Jean Barraud

Ecrire à partir d’une photographie. Réfléchir aux différents points de vue possible, éventuellement les alterner. Restons-en d'abord à l'observable. A ce qui, analysé avec attention, ne saurait souffrir de démenti. La photo, en noir et blanc, a été prise dans un transport public dont on voit, sur la droite, une fenêtre et en arrière-plan, le dossier d'une banquette. La fenêtre est obscure. Le haut du dossier est couvert d'une housse de protection de couleur claire brodée des initiales CFR. Une oreillette prise dans la housse sépare... [Lire la suite]
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23 novembre 2016

T ou e avec ki ?, par jean-Claude Boyrie

Déluge 5   Ireni. T ou e avec ki ?     «Ils s'en allaient, obscurs, dans la nuit solitaire...(1) »  La sonnerie de téléphone retentit. J'ouvre les yeux, me lève en sursaut, jette un coup d'oeil sur ma montre : on n'est pas loin de vingt heures… Où suis-je ? Que fais-je, affalée sur le canapé du salon ? Pourquoi cette vision me poursuit-elle ? Mon chéri voyageant avec une autre dans un train de nuit... Voilà que je me retrouve seule, angoissée, dans cette immense maison. Petit à... [Lire la suite]