08 juin 2016

Amours fanées, par Colette Rostan

Fin mai, la Comédie du Livre a réuni à Montpellier plusieurs auteurs italiens. Nous nous sommes inspirés de certaines phrases de leurs romans durant notre séance d'écriture. Colette a choisi une phrase de Milena Agus, tirée de son roman Sens dessus dessous, édité chez Liana Levi. en 2016. Je la redonne à la fin de ce texte.  AMOURS FANEES  Les croquis cette fois lui posaient quelques problèmes mais il devait oublier tout ce qu’il avait toujours maîtrisé avec tant de grâce.  Il était fier d’avoir jusque là imposé ce... [Lire la suite]
Posté par Menahem Lilin à 08:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

22 mai 2016

DIVAGATIONS, par Colette Rostan

Piste: titres et lieux de théâtre.    Dans le secret de la petite chambre, Vassilissa s’éveillait lentement. Le chant du rouge-gorge l’avait sorti de sa torpeur et il avait l’impression d’entendre la voix de Solange Rossignol dont il aimait les vocalises diaboliques. Il l’avait écoutée maintes fois quand il fréquentait encore le Théâtro Comico. Mais les années avaient passé et il ne sortait plus guère.  Il posa un pied sur le plancher en titubant comme une marionnette, il n’osait pas baisser les yeux tant il... [Lire la suite]
Posté par Menahem Lilin à 20:57 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
11 avril 2016

Mémoire brûlante, par Colette Rostan

Piste d'écriture: une malle, une photo, deux objets.  L’inspecteur Marlowe poussa la porte d’entrée du bâtiment avec précaution. L’aile ouest avait été en partie incendiée. Il avait reçu un courrier bien étrange : dans une enveloppe il avait trouvé une feuille à demi brûlée avec une adresse qui l’avait conduit au bout de ce chemin perdu en pleine forêt. C’était peut-être là qu’il trouverait la clé de l’énigme mais il devait se montrer prudent. Le couloir qui desservait le rez-de-chaussée était couvert de poussière... [Lire la suite]
Posté par Menahem Lilin à 10:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
20 mars 2016

SABLE EMOUVANT, par Colette Rostan

 Piste d'écriture: alterner les points de vue.      Sami compta et recompta ses économies pour aller dévaliser l’épicier du quartier qui tenait une véritable caverne d’Ali Baba. Il dut choisir entre de nombreux articles en plastique, il hésita longtemps - les couleurs étaient si tentantes - et finit par prendre un seau jaune, une pelle orange, un râteau rouge, des moules pour le sable, une épuisette pour les crevettes et un grattoir pour déloger les petits crabes verts qui se cachaient dans les rochers. Il... [Lire la suite]
Posté par Menahem Lilin à 11:54 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,
01 mars 2016

Hasta luego! par Colette Rostan

Alterner focalisation interne (point de vue du personnage) et narration.    Le courrier du notaire avait atterri dans sa boîte aux lettres un beau matin et il avait eu du mal à réaliser ce qui lui arrivait. Loin, au-delà des mers, une propriété l’attendait, sûrement une ruine à l’abandon. Quelqu’un dont il ignorait jusque là l’existence restait relié à lui par-delà la mort, comme un signe, peut-être une chance inespérée de se soustraire à la monotonie des jours. Il montait un peu moins vite les escaliers mais il... [Lire la suite]
12 février 2016

Août 1945, par Colette Rostan

  Piste d'écriture : les photos de Denis Roche (exposition du Musée populaire, Montpellier).  C’est lui qui avait voulu faire ce voyage au Japon. Elle avait cherché à l’en dissuader car la situation était  dangereuse mais il avait insisté comme si sa vie en dépendait : il devait à tout prix partir pour   ce reportage et elle avait dû céder. Le temps allait s’écouler, mortel, sur ce bateau d’un autre âge mais elle échapperait ainsi à ces mondanités et ces rencontres que lui imposait X et sa... [Lire la suite]
Posté par Menahem Lilin à 17:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

25 janvier 2016

La main dans le sac, par Colette Rostan

  Bonnes (et mauvaises) résolutions.   La nuit est déjà bien avancée. La grille de la villa s’ouvre avec difficulté et grince, sinistre. Il a pourtant maintes fois répété ce geste et s’est entraîné. Son cœur s’affole. Il hésite, essaie de se calmer, guette le moindre bruit mais, non, le silence envahit de nouveau le parc. Il referme doucement la grille, il ne veut pas attirer l’attention d’un passant. Il s’est juré d’améliorer sa technique car les cambriolages à la va-vite lui donnent des palpitations. Il sent bien qu’il... [Lire la suite]
Posté par Menahem Lilin à 14:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
23 janvier 2016

Promenons-nous dans les bois... par Colette Rostan

   Piste: Dialogues.   Le chemin empierré se faufile entre les arbres dénudés. Carmilla est partie au  hasard pour savourer cette fin d’automne. A sa grande surprise, elle aperçoit quelques tuiles qui dépassent la cime des arbres puis la bâtisse est bientôt là, silencieuse. Elle semble abandonnée mais au premier étage un souffle fait s’envoler le voile d’un rideau. Au milieu de la façade, une porte aux ferrures impressionnantes. Elle est légèrement entr’ouverte. Carmilla hésite mais s’avance. Une voix derrière... [Lire la suite]
Posté par Menahem Lilin à 15:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
14 décembre 2015

PETITE FILLE ET OURS REGARDANT LA MER, par Colette Rostan

   Piste d'écriture: commencer à imaginer son histoire par la fin. Pour cela, s'inspirer d'une photo, ou d'une peinture, puis se demander ce qui a pu amener à la situation représentée.  Le bateau immense bouge à peine.  Il s’est levé ce matin avec une impression diffuse, comme si les brumes de la nuit le poursuivaient. Son corps se rappelle à lui mais il l’a depuis longtemps apprivoisé et ce n’est pas sa main endolorie qui le tracasse : il a appris à la dompter .Il ne capitulera pas. Mais ce qu’il... [Lire la suite]
Posté par Menahem Lilin à 19:59 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :
13 juin 2015

Gare de Palerme, par Colette Rostan

Piste d'écriture: donner la parole à qui ne l'a pas d'habitude, objet, végétal, animal... Elle me regarde avec des yeux tristes. La gare est immense, on y accède par une porte vitrée qui coulisse et je me faufile rapidement avec les premiers voyageurs du matin. Le marchand de journaux crie déjà les titres de la journée. Aujourd’hui la folie des hommes s’est encore déchaînée. A droite, on se précipite pour acheter les billets, la file se forme, je me place sur le côté avec l’espoir d’un regard, d’un geste, d’un bout de pain.... [Lire la suite]
Posté par Menahem Lilin à 14:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,