12 juin 2017

Populus &Priscilla, par Jean-Claude Boyrie

    Populus  & Priscilla. « Le peuplier blanc (populus alba) pousse le long des cours d'eau. C'est une espèce qui drageonne très facilement…  Son feuillage vert sombre, blanc et duveteux dessous, s'agite à la moindre brise...Son tronc blanc est recouvert de lenticelles en losange… qui peuvent parfois se souder pour former de surprenantes bouches ».  Cédric  Pollet, « Écorces », éd. Eugène Ulmer, 1988. « Apprenez qu'entre l'arbre et le doigt, il ne faut point mettre... [Lire la suite]

07 juin 2017

Pour un pépin de grenade, par Jean-Claude Boyrie.

Pour un pépin de grenade….   « Mes graines ressemblent à ses dents, mon fruit à son sein »Papyrus égyptien   C'est la fin du printemps. Sur le vieux mur, les grenadiers ont refleuri. Ma vie désormais s'écoule au rythme des saisons. Ces fleurs d'une belle couleur vermeille, une fois le cycle accompli, reviennent me hanter, me rappelant ce jour où Coralie, à deux pas de moi, fut enlevée. Impuissant témoin de ce rapt, je n'ai pu la secourir.  Comment ce funeste évènement s'est-il produit ?  Même... [Lire la suite]
24 mai 2017

Des panneaux & des signes, par Jean-Claude Boyrie

Des panneaux & des signes   « Tu me regardes mais ne me vois pas. Tu m'entends, mais ne m'écoutes pas. Respecte au moins mon silence.... » (poème malgache) Louis Duchemin, surnommé « Loulou Perd-tout » parce qu'il avait la spécialité d'égarer ses affaires, avait entrepris le rangement de ses archives, une obligation pour lui fastidieuse, et qu'il ne cessait de différer. Explorant un classeur non étiqueté, tout couvert de poussière, il tomba par hasard sur un carnet de route, vieux d'un... [Lire la suite]
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10 mai 2017

Le chemin des Asphodèles, par Jean-Claude Boyrie

« L'asphodèle blanche est une grande plante vivace caractéristique des stations fortement dégradées. D'avril à juin, elle s'épanouit en fleurs blanches à nervure centrale verdâtre. Ses feuilles vert glauque sont longues et aiguës. Ses tubercules charnus sont riches en éléments nutritifs. Mis à bouillir pour en éliminer l'âcreté, ils sont consommés en période de disette comme substitut du pain. « L'asphodèle blanche est une grande plante vivace caractéristique des stations fortement dégradées. D'avril à juin, elle... [Lire la suite]
26 avril 2017

Les noces de Gyptis, par Jean-Claude Boyrie

Épilogue : Phil. Les noces de Gyptis et de Protis.   « Ce jour-là, le roi était occupé à préparer les noces de sa fille Gyptis que, selon la coutume de la nation, il se préparait à donner en mariage au gendre choisi pendant le festin. Tous les prétendants avaient été invités au banquet. Le roi y convia aussi ses hôtes grecs. On introduisit la jeune fille et son père lui dit d'offrir l'eau à celui qu'elle choisirait pour mari. Alors, laissant de côté tous les autres, Gyptis se tourna vers les Grecs et présenta... [Lire la suite]
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13 avril 2017

"Sodade" et "la banalité du mal", par Jean-Claude Boyrie

Déluge 19. Loko.São Vicente, mon vieux volcan,champ de lave, île de brume,écueil perdu dans l'océanJe te revois, frangé d'écume.À Mindelo, à Mindelo,l'on fait tous les soirs la fête,on n'a pas d'sous.on est chanteur ou bien poète,l'on invente des rythmes fous,on a des rimes plein la tête,En criolo, en criolo.Pauvre de moi, pauvre Loko !Quand l'occasion m'en fut offerte,je suis parti sur un bateau,croyant qu'ailleurs, l'herbe est plus verte.À cette loterie,on mise : on gagne ou bien l'on perd.Moi,  j'ai pas tiré le gros... [Lire la suite]

13 avril 2017

Propos d'atelier, par Jean-Claude Boyrie

Déluge 22   Chantal. Propos d'atelier. « Vous êtes un beau ciel d'automne, clair et rose, Mais la tristesse en moi monte comme la mer... » Baudelaire, « Les Fleurs du Mal », XV, « Causerie »   En moins d'un mois, j'ai fait table rase de tout ce qui fut mon ancienne vie. Un mois, ce n'est pourtant pas long, mais ça pèse comme un siècle. En un mois, j'ai l'impression d'avoir pris dix ans d'âge. Ce que je redoute par dessus tout, c'est de sentir sur moi les regards apitoyés de mes... [Lire la suite]
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29 mars 2017

Le vent des ormeaux, par Jean-Claude Boyrie

Déluge 18 Rachid et Zahra : « Lettres syriennes ». À Nadir, notre bien-aimé professeur du Lycée français d'Alep, actuellement en exil à Beyrouth.  Z. En ce moment, nous pensons très fort à toi, mon cher Nadir, qui fus jadis notre maître au Lycée français d'Alep. L'élite de notre ville avait coutume de scolariser ses enfants dans cet établissement , de la maternelle à la terminale et sans distinction de culture ni de religion. Nous, tes élèves, t'aimions et te vénérions comme un père. Rappelle-toi, Nadir :... [Lire la suite]
18 mars 2017

À coeur ouvert, par Jean-Claude Boyrie

Déluge 21   Ireni  « L'amour, pas la charité, ou bien laisse-moi tomber. Jamais ne me fais la blessure de ne plus me faire l'amour, mais la charité. » (Stone et Charden). Un coup d'oeil sur le calendrier. Nous sommes aujourd'hui le 21 décembre, et c'est le solstice d'hiver. Je songe que six mois juste se sont écoulés depuis que nous nous sommes rencontrés, Xavier et moi, sur le port de Tanger. Tout cela me paraît déjà si lointain…. C'est le moment de faire le bilan de nos six mois de vie commune, avec... [Lire la suite]
01 mars 2017

Animal sauvage, par Jean-Claude Boyrie

Déluge 16   Patricia Favier.   Animal sauvage.  « Non, ce ne sont point là les lois que les dieux ont fixées aux hommes. Je ne pensais pas que tes interdits fussent assez forts pour permettre à un mortel de transgresser d'autres lois, les lois non écrites, inébranlables, des dieux. Celles-là ne datent ni d'aujourd'hui, ni d'hier. » Sophocle, Antigone.  Avant de partir, à potron-minet, nous avons été dûment briefés par le Commissaire principal : « Faites votre taf et rien de plus. Pas de... [Lire la suite]