20 novembre 2009

Tant va le temps, par Laurence Bourdon

Tant va le temps____________________________________________________ Le temps s’étire en longueur, tel un élastique qui va à la limite du point de rupture. Le vieil homme chenu attend, assis sur sa chaise à bascule. Son visage buriné est ridé comme une vieille pomme. Ses mains calleuses laissent voir le relief de ses veines. Il attend que s’étire le temps comme un élastique à la limite du point de rupture. Il attendrait sa propre rupture s’il n’y avait l’enfant, l’enfant de sept ans qui passe le voir jours les jours après... [Lire la suite]
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19 novembre 2009

Evasion, par Laurence Bourdon

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12 novembre 2009

Esseulée, par Laurence Bourdon

&amp;lt;!-- /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal {mso-style-parent:&amp;quot;&amp;quot;; margin:0cm; margin-bottom:.0001pt; text-align:justify; mso-pagination:widow-orphan; font-size:12.0pt; font-family:&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; mso-fareast-font-family:&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;} p.MsoPlainText, li.MsoPlainText, div.MsoPlainText {margin:0cm; margin-bottom:.0001pt; text-align:justify; mso-pagination:widow-orphan; font-size:10.0pt; ... [Lire la suite]
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28 mai 2009

Fidèle LOYAL, par Laurence Bourdon

piste d'écriture: nommer un personnage d'après son nom   Fidèle, tel était le prénom dont ses parents, castristes invétérés, l’avaient affublé. Il le détestait, tant ce prénom entrait en résonnance avec son nom de famille : LOYAL. Tout à leur dévotion politique ses père et mère en avaient oublié la redondance avec son patronyme : Fidèle Loyal ! Un nom à vous faire entrer dans un cirque … ou dans les ordres. N’ayant la fibre ni pour l’un ni pour l’autre, il suivit son petit bonhomme de chemin, se trouva tout d’abord une bonne... [Lire la suite]
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23 mai 2008

Les Poupées russes, Laurence Bourdon

  Mamie l’avait ramenée de son voyage à Saint Pétersbourg à sa petite fille de 5 ans qui avait sauté de joie à la vue de cette poupée russe, poupée gigogne ou matriochka comme ils disent là bas. La petite, émerveillée en avait immédiatement compris le principe d’ouverture mais ne s’attendait pas à trouver un deuxième exemplaire, plus petit celui là, mais à la décoration différente. Si la grande semblait porter un foulard jaune couvrant partiellement des cheveux roux, la plus petite arborait des cheveux rouge vifs et un foulard... [Lire la suite]
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23 mai 2008

Mon premier plumier, Laurence Bourdon

  Mon premier plumier m’a été offert lors de ma première communion, en même temps qu’un missel. J’ai égaré le missel, mais même à 60 ans révolus, alors que je n’écris plus qu’avec un Mont Blanc que je sors délicatement de sa pochette de cuir noir, Je dis premier plumier, sans doute en ai-je eu un préalablement ou bien une boîte qui en faisait office, toujours est-il qu’il ne m’en reste plus le moindre souvenir. Ce plumier là, je le considère comme étant mon tout premier et à ce titre, j’ai gardé une affection toute particulière... [Lire la suite]
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23 mai 2008

L’homme dans la cabine téléphonique, Laurence Bourdon

Ce lundi de 1965 Mr. Boldwin s’était levé plus tôt que d’ordinaire, plein de bonnes intentions. Il y avait fort longtemps qu’il n’avait enfilé ses pantoufles avec tant d’énergie. Célibataire, frisant la cinquantaine bedonnante, il se sentait l’âme d’un battant. Après un copieux petit déjeuner, il revêtit un complet veston et ajusta son melon de feutre noir et sortit dans les rues de Cardiff pour acheter le quotidien.   Depuis des mois il chômait avec force plaisir, goûtant cette oisiveté avec un plaisir non feint. La sieste... [Lire la suite]
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23 mai 2008

Un précieux paquet, par Laurence Bourdon

Un précieux paquet                   Dans son sac, des paquets de cigarettes ; pas moins de deux, au cas où elle viendrait à en manquer : Des Royal Sylver, histoire de se donner bonne conscience, les plus légères du marché : faible taux de goudron, de nicotine. Bref, il y avait tellement peu d’éléments nocifs qu’elle aurait pu vous en offrir comme garantie de bonne santé.       Elle tenait le paquet bien en main pour l’ouvrir et, avec un certaine... [Lire la suite]
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06 mai 2008

L'armée en déroute, Laurence Bourdon

Une armée colossale et sans armes, voilà ce qu’ils étaient. Tous identiques, bien qu’en leur for intérieur siège pour chacun une singularité. Nul n’avait d’ordre de mission particulier et aucun chef ne se dégageait pour en donner. Et pourtant… Pourtant ils étaient là, rassemblés par milliers, se posant mille questions parmi lesquelles figuraient « pourquoi moi ? Pourquoi ai-je été choisi ? », et surtout, « pour faire quoi? » Drôle d’armée en vérité qu’on aurait pu croire déjà en déroute vu la pagaille qui y régnait. Il est vrai qu’à... [Lire la suite]
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12 avril 2008

Les ambitieux, Laurence Bourdon

« Viens voir maman, allez, viens que je te brosse et que je te mette ta barrette, tu n’as l’air de rien comme ça, et puis, tu sais, il fait froid dehors. Nous allons sortir alors on va mettre tes bottines et ton manteau assorti… Allez… Viens… Maman t’attend »dit –elle en tapotant ses genoux.     Vincent leva les yeux au ciel, soupira, plia les pages orange du Figaro qu’il lisait avec attention, et lui lança, acerbe, « Mais tu ne peux pas lui foutre la paix à ce chien ! Ce Yorkshire a l’air totalement ridicule accoutré... [Lire la suite]
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