03 juin 2019

La voyante n’avait rien vu venir, par Jean-Marc Occhuizzo

En ce mois de février, Paris grelotait au point de fissurer le baromètre. Au rez-de-chaussée d’un immeuble haussmannien, le hall était en pleine rénovation de peinture. La lumière du jour traversait à peine le studio qui donnait sur une cour borgne où s’entassaient les objets inutiles en partance pour les puces de Saint-Ouen. Dans son petit bureau encombré d’un bric-à-brac désolant, Nolla Karpachian, nouvellement retraitée de la mairie de Paris, avait passé 20 ans aux services des archives. Elle avait trouvé la cause de ses... [Lire la suite]
Posté par Menahem Lilin à 19:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

10 octobre 2012

Fracture, par Maxime Causse

Piste d'écriture: l'énumération d'objets ou d'éléments quotidiens. Maxime en a tiré une surprenante nouvelle... à chute. FRACTURE Je me suis fracturé les deux jambes en dégringolant  les escaliers. Après mon séjour à l’hôpital, je me retrouve cloîtré dans mon appartement. Je dois vous l’avouer, mais vous vous en doutez, je m’ennuie ferme. En fauteuil roulant, j’erre à travers les pièces espérant une surprise qui me sortirait miraculeusement de ma torpeur. Par exemple, ma perruche se mettrait à parler de la théologie de saint... [Lire la suite]
Posté par Menahem Lilin à 13:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
17 mai 2012

Grandeur ou décadence, par Danièle Geroda

Une proposition d'écriture, née de la lecture d'une nouvelle d'Annie Saumont, "Equateur", parue dans le recueil "Un soir à la maison": trouver un rythme qui décrit l'état intérieur ou les actions de votre personnage. Une fin inattendue à cette nouvelle décrivant la trajectoire d'un ambitieux maladif... Grandeur ou décadence   Pierre mordait la vie à pleines dents. « Attention ! Tu as les crocs bien trop acérés ! » lui serinaient ses trois collègues de travail, décryptant, au quotidien les envies démesurées... [Lire la suite]
Posté par Menahem Lilin à 09:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
15 mai 2012

Comme si cette fois encore... par Isabelle Henriot

Une proposition d'écriture, née de la lecture d'une nouvelle d'Annie Saumont, "Equateur", parue dans le recueil "Un soir à la maison": et si on commençait notre texte avec un "Comme si"? Et si, en plus, on jouait avec les rythmes, comme sait si bien le faire Annie Saumont? Une nouvelle à chute, d'Isabelle. « Comme si »  Comme si cette fois encore elle ne se ferait pas prendre et qu’elle passerait la barrière électronique sans déclencher l’alarme ; tout à ses yeux justifiait son acte son petit salaire les profits... [Lire la suite]
Posté par Menahem Lilin à 09:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
26 mars 2012

Sauvée de justesse, par Danièle Chauvin

Piste d'écriture: jouer sur l'ambiguité pour créer une nouvelle à chute, ou à retournement. Sauvée de justesse   Enfin Raymond a pris conscience de l’urgence de me conduire chez le spécialiste ! J’ai bien cru que j’allais mourir à la tâche sans que personne ne se soucie de moi. Depuis un bon moment, je ne saurais dire depuis quand exactement, je tousse. Au lieu de s’inquiéter, Raymond me gronde et rouspète parce que je ne lui obéis pas instantanément. Il ne s’étonne même pas de voir ma santé s’affaiblir. Depuis l’achat... [Lire la suite]
Posté par Menahem Lilin à 15:44 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
15 mars 2012

Pourquoi es-tu parti ? par Jeanne Fleury

Piste d'écriture: créer un dialogue où l'un des protagonistes coupe souvent la parole à l'autre. Il est possible de nous faire entendre, à travers sa pensée, celui dont la parole est empêchée. L'après-midi est nonchalante pour un mois de Mai. La ville qui grouille d'habitude semble se complaire dans l'oisiveté de la sieste, ignorant qu'il est déjà dix-sept heures. A contre-temps, je cours, pains au chocolat sous le bras, rejoindre ma soeur et mes enfants au parc. Anaïs guette les petits du coin de l'oeil, assise au soleil sur un... [Lire la suite]
Posté par Menahem Lilin à 08:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

14 mars 2012

Le carnet, par Danièle Chauvin

Piste d'écriture: lors d'un dialogue, remplacer certaines répliques par un geste explicite. « Voyons, Valérie ! Que fais-tu avec ce carnet ? Et d’abord, où l’as-tu trouvé ? » La jeune fille était sidérée. Grand-mère la grondait. Outre qu’elle avait passé l’âge d’être réprimandée, elle ne comprenait absolument pas ce qu’elle avait pu faire de si contrariant. Elle avait voulu tirer un magazine qui se trouvait sous la pile. Elle avait tout fait tomber. Elle s’était levée pour ramasser et remettre de l’ordre. Le... [Lire la suite]
Posté par Menahem Lilin à 14:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
05 mars 2012

Entre les deux, mon coeur balance, par Danièle Geroda

Comment faire le portrait d'un personnage? On peut s'y prendre ainsi, en faisant ressortir l'un de ses signes distinctifs... Carole Entre les deux, mon cœur balance.  Agnès passe une bonne partie de son adolescence à peser le pour et le contre. De signe Balance, elle ne peut échapper à ce tri systématique de toutes ses idées. Le mot décision n’appartiendra jamais à son vocabulaire. Comment pourrait-elle procéder à des choix alors que tant de sujets embarrassent son cerveau ? Déjà, depuis le lever, chaque jour, il lui faut... [Lire la suite]
Posté par Menahem Lilin à 14:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
29 février 2012

Raymond le violoncelliste, par Louis Portejoie

Raymond le violoncelliste La main droite, ça va encore : l'archet, un peu lourd avec le temps, hésite quelquefois, mais personne ne se rend compte de rien : Raymond a suffisamment de métier pour noyer dans les notes suivantes les légères imperfections de rythme : non , ce qui ne va pas du tout c'est la main gauche : les doigts n'obéissent plus comme avant, dérapent même parfois, ne pincent plus les cordes avec autant de force, s'échappent comme s'ils se révoltaient, comme s'ils cherchaient a s'évader : ne répondent plus que... [Lire la suite]
27 novembre 2011

Abandonné, par Jacqueline Chauvet-Poggi

Une phrase déclencheuse était à insérer dans le texte. Vous la découvrirez en gras. A partir de cette consigne, Jacqueline a bâti un roman noir en réduction... Délectable. Carole ABANDONNÉ   On se croirait dans un documentaire tourné pendant la guerre froide. La gare est grise, triste, humide. Les rails reflètent jusqu’au bout de leur course les lueurs froides d’un éclairage livide. Les panneaux où dansent des caractères cyrilliques ajoutent au dépaysement. Il est sur le quai, debout auprès de sa valise, pieds joints,... [Lire la suite]